Le Bureau du Plan a calculé le coût sociétal de la stimulation fiscale des voitures de société dans notre pays. L’institution en est arrivé à la conclusion qu’elles coûtent 905 millions d’euros.

Cela s’ajoute au coût du système, précise le Bureau du Plan. L’avantage fiscal pour les voitures de société coûte 2.763 euros par an, ce qui en fait l’avantage le plus élevé en Europe.

Les files supplémentaires causées par la présence de ces voitures de société sur nos routes coûtent en moyenne 628 millions d’euros à la société, sans compter que la possibilité offerte aux travailleurs d’opter pour des voitures plus grandes et les kilomètres supplémentaires qu’ils effectuent ont aussi un coût pour la société.

Il ressort également de cette étude que les familles qui disposent d’une voiture de société ont généralement une voiture plus grande et plus chère et disposent de plus de voiture dans le ménage. De plus, la possession d’une voiture de société pousse à parourir davantage de kilomètres. La chance que leur choix se porte sur la voiture pour faire un trajet plutôt que sur un autre moyen de transport est très élevé. C’est ce qui explique qu’ils font en moyenne 58 km de plus par semaine pour se rendre au travail, et 56 km de plus de trajets privés qu’une personne ne disposant pas d’une voiture de société. Ce qui fait donc 114 km supplémentaires par semaine et donc 5.928 km/an.

Le Ministre de l’Economie, Kris Peeters (CD&V) veut profiter de cette étude pour intégrer encore plus rapidement un budget de mobilité. L’objectif est que le travailleur dispose dans son package salarial d’un budget qu’il peut utiliser pour différentes options de transport. A côté d’une voiture de société, il y a les voitures de pool, les vélos, mais aussi les transports en commun. Cela devrait donc diminuer le nombre de voiture de société.