COMMANDES ATTENDUES

Comme on s’en aperçoit au travers des réponses des managers, le marché du fleet respire la santé. Par rapport à 2017, l’optimisme semble encore plus affiché puisque 26% (contre 11% en 2017) des managers s’attendent à une hausse des commandes dans un futur proche.

PLUS IMPORTANTS DEFIS

Les plus grands défis auxquels seront confrontés les fleet managers dans les 6 à 12 mois qui viennent découlent des changements récents au niveau de la fiscalité. Les inquiétudes se manifestent au niveau d’une déductibilité moins intéressante et l’arrivée des nouvelles mesures de test WLTP. Le challenge de la transition énergétique semble aussi très présent.

EVOLUTION MOTORISATIONS

Les managers confirment une chute assez brutale des motorisations diesel au sein des parcs de société. Cette tendance devrait brusquement s’accélérer entre 2020 et 2025, moment où la part du diesel devrait se situer autour de 45%. Attention toutefois à ne pas trop vite enterrer le diesel, car notre enquête 2017 lui attribuait une part de marché en dessous de 80% dès 2018 alors que les managers avancent ici un chiffre de 87%. Cette baisse de popularité du diesel profite actuellement à la motorisation essence, mais on remarque qu’à partir de 2020, ce sont surtout les motorisations hybrides (classiques ou plug-in) et les motorisations full électriques qui vont avoir la cote dans les flottes. Aucune véritable percée du CNG n’est encore attendue. L’hydrogène quant à lui commence à susciter de l’intérêt.

Ce graphique montre vers quel choix en matière de motorisations les conducteurs de voitures de société pensent se tourner pour leur prochain véhicule. Il apparait que ce sont surtout les véhicules hybrides qui gagneront du terrain, au désavantage du diesel. Le nombre de voiture essence (non-hybride) devrait rester sensiblement stable. Les véhicules électriques poursuivront leur lente progression avec une part de marché estimée à 12% d’ici2023.

CHOIX TYPE DE VOITURES

Comme c’est le cas pour les particuliers, le SUV continue à séduire les conducteurs de voitures de fonction. La croissance de ce segment devrait toutefois connaître un léger ralentissement voire une stagnation à partir de 2021. Le break reste une valeur sûre dans les flottes belges. Parmi les autres tendances importantes, on constate une nette diminution de l’intérêt pour les modèles familiaux, les petites citadines et les utilitaires légers.

INFRASTRUCTURE DE RECHARGE

Les investissements des entreprises en matière d’infrastructures de recharges ont été importants depuis notre dernière enquête (août 2017). 36% des entreprises sondées disposent désormais de points de recharge sur leur site pour seulement 16% en 2017. Aujourd’hui, il n’y a que 15% des entreprises qui confirment ne pas souhaiter investir dans ce type d’infrastructure contre 32% en 2017 et 45% en 2016. De plus, 69% des entreprises confirment intervenir ou vouloir intervenir pour le placement d’une borne de recharge au domicile de leurs collaborateurs pour 43% en 2017.

OFFRE PLAN DE MOBILITE

La tendance se confirme de manière évidente, de plus en plus de sociétés mettent en place un plan de mobilité global pour leurs employés. 21% des entreprises sondées sont déjà passées à l’action (contre 12% en 2017), tandis que 59% ont l’intention de mettre en place un plan de mobilité dans un futur proche.

58% des sociétés font ou feront appel à un partenaire extérieur pour les aider à implémenter un tel plan. Le partenaire de prédilection sera dans ce cas la société de leasing (55%) ou le secrétariat social (32%).

IMPACT PLAN DE MOBILITE

L’introduction d’un plan de mobilité a un impact réel sur le choix de la voiture de société puisque 45% des répondants affirment avoir choisi – ou vouloir choisir – un véhicule plus petit. Ce chiffre est toutefois en régression par rapport à 2017 où l’on avait enregistré 61%.

PARTENAIRE BUDGET DE MOBILITE

Parmi les sociétés ayant décidé d’implémenter le budget de mobilité, 73% feront appel à un partenaire extérieur pour recevoir l’appui nécessaire. Dans 35% des cas, ce sera le secrétariat social et dans 33% des cas, ce sera la société de leasing.

ELEMENTS BUDGET DE MOBILITE

Les managers pensent que c’est clairement vers le pilier 1 (voiture plus écologique) que la majorité de leurs employés (60% d’indice de confiance) va se tourner lorsqu’ils proposeront un budget de mobilité. Le pilier 2 (transports durables) recueille moins de suffrages qu’attendu (25% d’indice de confiance). Cet élément est sans doute explicable par l’accessibilité difficile sans voiture de l’entreprise des répondants.

ATTITUDE BUDGET DE MOBILITE

Les employeurs ont plutôt intérêt à bien connaître la réglementation en matière de budget de mobilité puisqu’à une grande majorité (73% dans les sociétés qui proposent le budget de mobilité et 66% dans les sociétés qui ne le proposent pas), c’est vers eux que vont se tourner les collaborateurs pour obtenir de l’information.

CONNAISSANCE FISCALITE

Dans ce tableau, il est quand même inquiétant de constater que près d’un fleet manager sur trois s’estime insuffisamment informé sur les changements fiscaux, au point de ne pas être en mesure de prendre de décisions concrètes par rapport à sa flotte. Il est par contre plus réconfortant de voir que 88% des répondants ont pris – ou vont prendre – des mesures. On imagine que les retardataires vont s’informer.

SALAIRE FISCALITE

Plusieurs sources avaient déjà mentionné le fait mais nous avons ici la confirmation que le ‘cash for car’ introduit en 2018 ne suscite pas l’intérêt des conducteurs de voitures de société.

TAXE KILOMETRIQUE

Plus de deux fleet managers sur trois (70%) se montrent opposés à l’introduction d’une taxe kilométrique qu’ils jugent injuste pour les collaborateurs qui n’ont pas d’autres moyens que la voiture pour accomplir leurs tâches professionnelles. Ils pensent également que cette taxe augmentera significativement les coûts pour l’employeur.

Découvrez ici le rapport complet: