Le démarrage de DS est antérieur à la fusion de PSA avec FCA (lire Fiat et Chrysler) et donc à la création de Stellantis. Avec la fusion des groupes français et italien, Stellantis dispose désormais de quatre marques premium : Alfa Romeo, Lancia, Maserati et bien sûr DS. L’arrivée des marques italiennes ne signifie nullement que les efforts pour donner à DS une place fixe dans le paysage automobile ont été abandonnés, au contraire. Comme de nombreux articles de mode, DS est synonyme de luxe et d’élégance à la française. En outre, l’expérience du confort et la technologie sont deux autres pierres angulaires importantes pour DS. Ce n’est pas une coïncidence, bien sûr, car cela s’inscrit dans la tradition de la Citroën DS originale de 1955, une voiture qui était le nec plus ultra du confort à l’époque et qui avait des années-lumière d’avance sur ses concurrents en termes de technologie.

 

Triple croisement

Philippe Houy, chef de produit de la DS 4, reconnaît que les principaux concurrents de sa marque sont l’Audi A3, la BMW Série 1 et la Mercedes Classe A, mais il ajoute que DS ne veut pas appliquer un copier-coller de la concurrence mais propose une véritable alternative : “La DS 4 a son propre caractère dans son design, les matériaux utilisés, l’expérience du confort et la mise à disposition de technologies spécifiques.”

La DS 4 ne séduit pas seulement les amateurs de bicorps traditionnels haut de gamme à la Classe A, mais aussi les personnes qui se sentent attirées par les modèles SUV comme le GLA et le X3. C’est exactement pour cela que la DS3 est un croisement entre différents types de voitures. La ligne de toit rappelle celle d’un coupé. La vue arrière courte, combinée aux volets plutôt longs, dégage le dynamisme d’un hatchback sportif et les grandes roues de 19 ou 20 pouces, ainsi que la carrosserie relativement haute et les seuils fuyants peints en noir sont des éléments que l’on attribuerait plutôt à un SUV.

 

ADN de DS

“DS doit respirer le raffinement, l’originalité et la reconnaissance”, affirme Philippe Houy. La grille de refroidissement expressive, la remarquable signature lumineuse, les poignées de porte plates et la ligne chromée du toit, qui peut être considérée comme un clin d’œil à la DS précédente de 1955, sont caractéristiques.

Cette voiture a été pensée, c’est clair. Il en va de même pour l’intérieur qui impressionne par ses lignes simples, la façon dont les écrans et les boutons ont été intégrés, sans oublier le choix des matériaux. Les coudières, par exemple, sont fabriquées dans un matériau souple et augmentent la sensation de confort.

Ensuite, il y a la technologie avec ses nombreuses aides à la conduite, la connectivité et ainsi de suite. L’élément le plus notable disponible est la suspension à balayage actif DS. Une caméra placée au-dessus du pare-brise lit la route comme elle l’est et envoie les données à un ordinateur. La souplesse de la suspension est contrôlée séparément pour chaque roue. Ce système est de série sur la E-tense, l’hybride rechargeable.

 

Large choix

La DS 4 est uniquement disponible en version cinq portes, mais le nombre de versions et de niveaux de finition est très important. Il existe trois versions, chacune disponible dans des niveaux de finition différents.

DS propose cinq motorisations. Parmi elles, trois sont des moteurs à essence avec des puissances de 95 kW/130 ch, 132 kW/180 ch ou 165 kW/225 ch. L’un d’entre eux est un diesel 1.5 (95 kW/130 ch) et il existe également un hybride rechargeable de 165 kW/225 ch dont les émissions de CO2 sont de 30 g/km. La DS 4 est uniquement disponible avec une transmission automatique à huit vitesses. Les premiers exemplaires de la DS 4 devraient être livrés d’ici la fin de l’année.