TNGA, voilà la formule magique de l’actuelle génération de Toyota. La Prius, la CH-R et la Corolla: elles profitent toutes de la nouvelle architecture modulaire TNGA qui est plus légère, plus dynamique et plus sûre que les modèles précédents. Et cela vaut aussi pour le RAV4 qui à l’occasion du lancement de sa cinquième génération se renouvelle complètement.

Alors que son devancier était surtout un véhicule familial, le nouveau RAV4 entend proposer une solution totale et cible les personnes actives. Une mission dévolue exclusivement, comme il se doit selon Toyota, à des motorisations essence, de préférence hybrides. Raison pour laquelle la nouvelle gamme ne compte encore que trois motorisations: un bloc atmosphérique 2,0 litres et deux hybrides essence basés sur un flambant neuf quatre cylindres 2.5.

FWD et AWD

En Espagne, nous avons essayé les versions hybrides en deux et quatre roues motrices, toutes deux pourvues de série d’une boîte automatique CVT.La différence réside dans le nombre de moteurs électriques: la version FWD en compte un seul qui propulse, avec le moteur atmosphérique, les roues avant, la version AWD dispose d’un second moteur sur l’essieu arrière. Les deux versions délivrent plus de 200 ch et émettent à peine un peu plus de 100 grammes, et c’est la version AWD (pourtant plus lourde) qui de façon surprenante est la moins gourmande grâce à un meilleur aérodynamisme.

Mais ce n’est pas la seule différence. Comme la version AWD dispose d’un moteur électrique supplémentaire, son moteur thermique ne doit pas monter aussi haut dans les tours. En outre, le moteur électrique joue parfaitement son rôle, ce qui bonifie le bilan d’ensemble et garantit la traction sur les quatre roues. En bref: la AWD-i Hybrid est la plus silencieuse et la plus rapide des deux voitures, avec de la puissance en suffisance pour se faufiler aisément dans les conditions de circulation actuelles.

Nouvel élan

Les deux motorisations que nous avons testées peuvent compter sur un châssis épatant doté d’un amortissement parfait. L’agrément de conduite est au rendez-vous sur le nouveau RAV4, tandis que les freins ont été redimensionnés pour le marché européen. Même la direction est excellente, ce qui n’a pas toujours été le cas sur les anciennes Toyota.

En bref: les motorisations hybrides font sensation et ne laissent que peu de place à la critique. Ajoutons y une qualité de finition irréprochable de l’amusant cockpit et vous aurez une voiture qui est aussi agréable à conduire que son look est séduisant.Signalons que l’espace à l’arrière ainsi que le volume du coffre ont progressé.Toyota mérite la grande distinction pour le travail réalisé sur le nouveau RAV4.

BILAN FLEET

Le seul point dont le numéro un mondial n’a pas tenu compte est qu’un moteur 2,5 litres est pénalisé aussi bien à Bruxelles qu’en Wallonie, par une addition fiscale de plus de 3.000 euros la première année. Un problème auquel est aussi confronté le monde du leasing, ce qui a amené Toyota Belgique à mettre en place jusqu’à fin mars au moins un incentive de 1.000 euros (htva) sur les taxes. Reste à voir si cela suffira pour convaincre les utilistaeurs professionnels, Bruxellois et Wallons.Mais ceux qui oseront franchir le pas auront un véhicule, et surtout le AWD Hybrid, qui séduit sur tous les fronts. Et cela alors que le modèle sortant était déjà le SUV le plus vendu au monde.

 

Toyota RAV4 AWD Hybrid (163 kw) – 2019

FICHE TECHNIQUE  
Carburant    essence
Puissance 163 kW / 222 ch
Couple maximum 221 Nm@ 3000-5200 tr/min
Cylindrée 2487cc
Poids 1650 kg
Volume du coffre 580-1690 litres
Capacité réservoir 55 litres
Consommation moyenne 4,4-4,5 l/100 km
Emissions CO2 100-103 g/km
Vitesse de pointe 180 km/h

 

AUTRES MOTEURS
moteur carburant  puissance
2.5 Hybrid FWD essence  218 ch
2.0 Petrol FWD/AWD essence  175 ch

 

INFORMATION DE BASE
Prix de base hors tva 35.165 €
Prix de base tvac 42.550 €
Puissance fiscale 13 CV
TMC (Bruxelles, Wallonie, Leasing) 2.478 €
BIV (Flandre) 136,78 €
Taxe de circulation 494,60 €
Déductibilité fiscale 90 %
ATN conducteur 1.751 €/an
ATN employeur 298 €/an