Une quarantaine de gestionnaires de flotte ont répondu présents à cette seconde édition du Fleet Dating, une fois de plus organisée sur deux jours, d’abord en Flandre, puis en Wallonie. Il faut dire que le thème était tout à fait à l’ordre du jour : le budget de mobilité et les solutions.
Pierre Willemart (KOAN) a débuté la journée par un éclairage légal et fiscal sur le budget mobilité. Un budget qui doit, selon lui, être neutre pour toutes les parties, attrayant pour l’employé sans avoir d’impact sur son salaire, ni impliquer des frais supplémentaires pour l’entreprise. « Mais la piste privilégiée par le gouvernement fédéral semble toutefois être le cash for car qui s’appliquerait aux sociétés qui ont une car-policy depuis au moins 3 ans », a-t-il terminé.
Florent Cannaerts de la société Vamos, spécialisée dans la formation, le conseil et l’aide à l’implémentation de solutions de mobilité auprès des entreprises a exposé sa vision sur l’avenir de notre mobilité. Un avenir dans lequel la voiture n’est, pour lui, pas la solution. Vamos promeut ainsi le positionnement des entreprises sur une mobilité durable qui doit passer par la diminution du besoin de déplacements via, par exemple, le recours à des conference call ou au télétravail, mais aussi par l’usage d’autres modes de transports, plus verts et plus durables.
C’est ensuite Johan De Mulder (B2Bike) qui a expliqué aux gestionnaires de flotte présents comment intégrer le vélo dans la culture de son entreprise. Selon lui, si un employeur a introduit la voiture, il peut tout aussi bien introduire le vélo. Mais avant cela, il faut avant tout rendre le vélo sexy, comme l’est la voiture. Par exemple en développant des campagnes de publicités « sexy » qui encouragent le vélo, comme on en voit pour la voiture. Johan De Mulder a aussi rappelé les avantages fiscaux liés aux vélos dans les entreprises, dont la déductibilité à 120% pour l’achat ou la création des infrastructures ou encore la suppression de l’ATN pour les usagers.

Répartis en deux groupes, les gestionnaires de flotte ont ensuite été invités à travailler sur une thématique autour du budget de mobilité pour pouvoir poser leurs questions aux partenaires présents. D’une part les questions d’ordre pratique, technique, fiscal ou financier par rapport aux alternatives de mobilité. D’autre part, le second groupe travaillait sur les questions d’ordre organisationnel quant à l’implémentation d’un budget de mobilité et les adaptations à mettre en place au sein de l’entreprises.
Parmi les préoccupations dont les gestionnaires de flotte ont fait part aux experts, celle du timing pour intégrer des solutions de mobilité alors que le gouvernement n’a pas encore annoncé son cadre légal pour le budget de mobilité, mais aussi le cas des sociétés situées en dehors des centres-villes, ou encore les procédures à suivre en cas d’accident à vélo sur le trajet domicile-lieu de travail.
L’impact du changement de situation personnelle du travailleur en cas d’intégration de solutions de mobilité sur mesure inquiète aussi les gestionnaires de flotte. Enfin, autres thèmes abordés durant les débats, la différence entre un fleet manager et un mobility manager et l’importance ou non d’intégrer cette nouvelle fonction au sein de son entreprise, le passage d’une car-policy à une mobility policy ou encore l’impact sur le TCO en cas de cohabitation d’une voiture avec des solutions de mobilité.

newsletter_fleet_dating_300x200_NL_nov_01Au vu du succès des deux premières éditions, un troisième Fleet Dating sera organisé les 23 et 24 novembre prochain sur le thème « TCO, TCU, TCM ».
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