SHELL – JLR – FEV-MARS2019

FreeeDrive: une app contre l’usage du smartphone au volant des voitures de société

Prendre son téléphone en main pour lire un message ou un e-mail reçu ou consulter une application alors qu’on est en train de conduire, qui ne l’a jamais fait ? Pourtant, 23% des accidents de la route sont causés par un conducteur qui consulte son smartphone. Mais cela pourrait faire partie du passé. Freeedrive, un nouveau tool pour gestionnaire de flotte permet de bloquer certaines applications considérées comme dangereuse pendant que le conducteur est au volant.

C’est prouvé, l’utilisation d’un smartphone au volant, que ce soit pour Tweeter, poster un message sur Facebook ou répondre à un SMS par exemple, augmente de 37% le temps de réaction au volant. Et 49% des conducteurs admettent le faire. C’est ce phénomène que FreeeDrive veut tenter d’endiguer.

La start-up belge s’est fait connaître voici un an en lançant une app, disponible pour tous, qui permettait au conducteur de bloquer les notifications de certaines applications (qu’il sélectionnait lui-même) quand il était au volant. Connecté au Bluetooth, l’application reconnaissait qu’elle se trouvait dans le véhicule et bloquait automatiquement les notifications.

Depuis, le concept a été quelque peu revu et FreeeDrive s’adresse dorénavant au secteur fleet. « Nous avons pris la direction corporate en nous adressant aux gestionnaires de flotte », indique Augustin Van Rijckevorsel, fondateur. Le principe général ne change pas, mais c’est désormais le fleet-owner qui choisit, via un logiciel, à quelles applications chacun de ses collaborateurs peut accéder lorsqu’il est au volant. En tout cas pour les smartphones sous Androïd. Avec Apple, c’est un peu plus compliqué de bloquer des apps, mais le gestionnaire de flotte est informé de l’usage qui est fait du smartphone au volant : quelles applications sont ouvertes, le clavier est-il actif ?, etc.

 

Le fleet-owner relié à sa flotte

Mais l’outil va bien au-delà. « Le gestionnaire de flotte peut par exemple envoyer des rappels à ses conducteurs pour leur signaler de mettre leurs pneus hiver. Nous créons une communication entre le fleet-owner et ses voitures. Car la voiture de société est un outil de travail et il n’est pas normal que le fleet-owner ne sache pas ce qui s’y passe. Il reçoit donc des alertes en cas de situations dangereuses. Attention, nous ne sommes pas Big Brother. Les seules informations qu’il reçoit concernent la sécurité. La localisation du véhicule n’est, par exemple, pas communiquée ».

Et quid du prix ? « Pour 4, 5 ou 9€/mois/voiture – selon la taille de la flotte et les services souhaités -, l’entreprise cliente peut bénéficier du service. Quant au conducteur, il télécharge gratuitement l’app sur son smartphone », ajoute Augustin Van Rijckevorsel.

Et tout a été pensé : les packs sont adaptés pour plusieurs téléphones. Ainsi, si un conducteur de voiture de société prête sa voiture à son épouse, l’application fonctionne de la même façon sur le smartphone de celle-ci.

 

Quels bénéfices ?

Selon les calculs des concepteurs de FreeeDrive, son utilisation permet évidemment d’accroitre la sécurité dans les voiture des flottes, mais aussi de réduire les frais des entreprises. Ainsi, ils estiment l’économie à 25.000€ par an pour une flotte de 100 véhicules grâce à la réduction des franchises et des dégâts causés par un sinistre.

 

Une communication ciblée vers le fleet

A l’occasion du Salon de Bruxelles, FreeeDrive a collaboré avec Toyota. La marque automobile propose désormais le service aux clients professionnels qui optent pour ses voitures, sans obligation évidemment. « Nous allons aussi démarcher directement auprès d’entreprises », précise Augustin.

A noter que chacun peut financer FreeeDrive via le site MyMicroInvest, une plateforme de crowfunding. Jusqu’au 15 février, les investisseurs privés peuvent donc co-investir dans le produit aux côtés des investisseurs professionnels.

 

Afficher plus de news