link2fleet : Pouvez-vous nous expliquer l’origine de la société GO Sharing ?

Yessin Aatache : “Go Sharing est l’émanation d’une start-up hollandaise ‘Greenmo’ qui a vu le jour en 2019. L’idée est de rendre la mobilité durable accessible à tous au travers d’une offre de scooters électriques partagés. Rabobank a financé le projet ce qui nous permet d’avoir une assise financière très solide. Nous sommes actuellement bien implantés aux Pays-Bas et Anvers constitue la première expérience en Belgique.”

 

Déploiement pas si évident…

l2f : Quelles sont vos ambitions sur la Belgique ?

Y.A. : “Nous venons de connaître un succès assez fulgurant aux Pays-Bas. Nous comptons actuellement plus de 3.000 véhicules en service. Visiblement, le concept, la simplicité de réservation et la tarification intéressante plaisent. Fort de cette belle croissance, nous souhaitons développer l’activité en Belgique.”

l2f : Pourquoi avoir choisi Anvers ?

Y.A. : “Anvers constitue une évidence pour tous les opérateurs MaaS qui souhaitent s’implanter en Belgique. La ville est complètement ouverte à la multimobilité et le règlement pour l’intégration des nouveaux opérateurs est parfaitement clair. Chaque opérateur doit obéir à des conditions strictes afin de pouvoir exercer ses activités. Cela fait d’Anvers un réel exemple pour l’ensemble des villes européennes.”

l2f : Plusieurs opérateurs de trottinettes ou scooters partagés se sont déjà cassé la figure. Qu’est-ce qui va faire que GO Sharing pourra s’établir sur le long terme ?

Y.A. : “Nous exerçons un contrôle sévère sur tous nos véhicules pour assurer une sécurité maximale pour les utilisateurs. De plus, nous sommes aussi très stricts sur le service à la clientèle qui doit être la fois réactif et orienté pour trouver la solution à tous les soucis éventuels. De cette manière, nous rendons l’expérience client valorisante avec un taux de fidélisation généralement très important.”

l2f : Dans quelles villes verrons-nous vos scooters électriques verts circuler après Anvers ?

Y.A. : “Difficile de dire car les négociations avec les autorités communales sont très compliquées. Les villes poussent le vélo et le scooter électrique n’est pas toujours le bienvenu. Nous sommes en pourparlers dans plusieurs grandes métropoles mais pas encore de fumée blanche…”