L’idée n’est pas vraiment neuve. A vrai dire, elle fait même écho à des propositions de lois déposées par certains partis flamands en début d’année afin de réduire la déduction de la consommation de carburant des voitures de société jusqu’à ce que l’avantage fiscal ne soit plus accordé qu’aux modèles affichant un taux d’émission nul. 

C’est l’Echo qui a eu vent de cette information. L’informateur royal prévoit ainsi une réforme du régime des voitures de société dans les notes de travail qu’il a remis aux partis participants aux discussions en vue de former un gouvernement fédéral. Cette note prévoit que d’ici 2023 ou 2024, seules les voitures « zéro émission » bénéficieraient encore du régime fiscal actuel des voitures de société. 

Pour y arriver, l’informateur royal imagine un scénario progressif dans lequel les contrats de leasing seraient d’abord limités aux voitures les moins polluantes jusqu’à la fin de cette législature. On ne connait cependant pas encore le taux maximum de CO2 qui serait fixé.

Avec 650.000 voitures de société circulant sur nos routes, il est clair que cette mesure aura pour effet de réduire drastiquement le taux moyen de CO2 de notre parc automobile et de booster les immatriculations de voitures 100% électriques. L’arrivée massive de nouveaux modèles full électriques annoncée dans les mois à venir pourrait permettre de tenir cet engagement. Reste que l’infrastructure de recharge devra aussi être adaptée. Et que les comportements des conducteurs de voitures de société devront aussi évoluer.

La note de Magnette prévoit également une meilleure mise en valeur du budget de mobilité afin d’encourager davantage encore les alternatives à la voiture de société individuelle.

Cette note n’est actuellement qu’au stade de projet et devra encore être analysée par les 10 partis autour de la table. Affaire à suivre…