En 1991, selon les chiffres officiels de la FEBIAC, 34.412 véhicules utilitaires neufs de moins de 3,5 tonnes avaient été mis en circulation en Belgique. Depuis lors, ce marché ne cesse de croître d’année en année, avec un boom exceptionnel cette dernière décennie. Ce dernier n’est certainement pas étranger à l’introduction, en 2016, de la redevance kilométrique due pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes. De nombreuses entreprises ont ainsi décidé de remplacer leurs camions par des camionnettes, afin d’effectuer du transport à courte échelle. Une façon de contourner cette taxe tout en continuant à faire du business.

Entre 2014, moment de l’annonce de la création de cette taxe kilométrique, et 2016, celui de son entrée en vigueur, le nombre de nouveaux véhicules utilitaires légers immatriculés chez nous annuellement est ainsi passé de 53.373 à 68.165. Parallèlement, l’offre n’a cessé de s’étoffer avec l’arrivée de nouveaux modèles parfois dans de nouveaux segments, mais aussi de nouvelles marques, à l’image de MAN, ou encore la création d’une marque spécifique et de services dédiés au sein même d’une marque déjà existante. Toyota en est le meilleur exemple. 

Les Français en tête

Si on se penche sur le top des marques, c’est Renault qui arrive en première position avec 11.544 véhicules immatriculés l’an dernier chez nous, soit une part de marché de 14,8%. Peugeot arrive en seconde position avec 13,2%, à égalité avec Ford. Tandis que Citroën se positionne juste derrière avec 11,9%. Volkswagen ferme le top 5 avec 10,6%.

Les Français sont donc les rois de l’utilitaire léger en Belgique. Et si Renault est bien en première position, le groupe PSA tire clairement son épingle du jeu si on totalise les résultats de ses trois marques (Peugeot, Citroën et Opel) puisqu’ensemble, elles représentent 30% du marché. 

Et il y a fort à parier que l’arrivée en masse de modèles électrifiés sur ce marché devrait confirmer la tendance à la hausse dans les mois et les années à venir.