Les professionnels n’entendent parler que de cela : le TCO ou Total Cost of Ownership est le thème central des gestionnaires de flotte aujourd’hui. Quiconque veut budgétiser et contrôler les dépenses de sa flotte ne peut l’ignorer, d’autant plus que les choix faits aujourd’hui auront des conséquences pendant quatre ou cinq ans. Quels sont les facteurs qui influencent le TCO aujourd’hui ? Voici quelques conseils pour mieux maîtriser vos coûts.

Tout devient plus cher

Cela ne surprendra personne si nous affirmons que les voitures sont de plus en plus chères. En achat déjà, par l’intégration de nouvelles technologies et l’électrification, mais aussi en utilisation. Les coûts d’exploitation augmentent en raison de la modification de la fiscalité tandis que le passage du NEDC au WLTP menace également d’augmenter les coûts de la flotte. Pour calculer le prix de revient réel d’une flotte, il faut évidemment regarder au-delà des seuls coûts de location ou de financement et du carburant. Tous les éléments fiscaux doivent être pris en compte dans le calcul du coût total d’utilisation (TCO).

Entre 2019 et 2020 – avant la crise du coronavirus – nous avons observé une augmentation du coût moyen de la flotte de 7 à 9 %. Lorsque le WLTP sera bientôt utilisé comme référence pour la taxation des voitures, les coûts risquent d’augmenter de 1 à 3 % supplémentaires. Dragintra Fleet Services a calculé que pour une flotte de 200 voitures, cela signifiera une augmentation de 50 000 à 100 000 euros par an du TCO. Dans un avenir proche, on prévoit une adaptation de la méthode de calcul de la taxe de mise en circulation et de la taxe de circulation à Bruxelles et en Wallonie. Ce sera également le cas pour les voitures immatriculées par les sociétés de leasing. L’impact de cette situation n’est pas encore prévisible.

Déduction fiscale et plug-ins

Les nouvelles règles de déductibilité qui sont en vigueur depuis le début de cette année ont un impact négatif sur presque tous les modèles présents sur le marché. Pour chaque voiture, la déductibilité fiscale a diminué. Même pour les voitures électriques, vu qu’elles ne sont plus déductibles qu’à 100 %, alors que leur taux de déductibilité était de 120 % jusqu’à la fin de l’année dernière. Le seul gagnant des nouvelles règles est le “vrai” plug-in hybride. Si un modèle hybride rechargeable répond aux critères fixés par le gouvernement fédéral (maximum 50g d’émissions de CO2 et une batterie suffisamment puissante), il est rapidement déductible à 100 %. Dans le cas des hybrides rechargeables, en raison de leur prix de catalogue plus élevé et de leur taxation différente, il est absolument conseillé de baser la décision d’achat sur un calcul complet du TCO et non pas seulement sur un prix de location ou d’achat.

Le grand vainqueur des nouvelles règles fiscales est le ‘vrai’ plug-in hybride.

La baisse des coûts énergétiques ne joue qu’un rôle temporaire

Oui, la crise du coronavirus a contribué à une baisse significative des coûts de l’énergie pour ceux qui conduisent une voiture à essence ou diesel, mais tout le monde se rend compte que cette baisse des prix est un phénomène temporaire. Un conseil en or : ne basez pas votre choix de voiture sur un TCO basé sur le coût actuel du carburant, mais utilisez une moyenne sur l’année écoulée. De cette façon, vous êtes mieux armé pour l’avenir et vous ne vous retrouvez pas avec un prix du carburant (éventuellement temporaire) trop bas.

Choisir le bon carburant : un point crucial

Que la gestion de la flotte en 2020 soit beaucoup plus complexe qu’en 2015 est clair comme de l’eau de roche pour tout le monde. L’empire du roi Diesel a pris fin, ce qui signifie qu’une voiture de fonction n’a plus automatiquement de système d’allumage sous le capot. Tout gestionnaire de flotte qui souhaite travailler de manière professionnelle devra fixer une série de critères pour choisir entre les moteurs diesel, essence, hybrides ou électriques. Pour les gros avaleurs de macadam, un moteur diesel (ou un plug-in avec un moteur diesel) est toujours recommandé. Ceux qui conduisent moins s’en sortiront mieux avec un modèle à essence (plug-in ou non) ou un modèle électrique. Mais le CNG peut également s’avérer être un bon choix. Là encore, seul un calcul du TCO bien réfléchi et complet offrira la tranquillité d’esprit et garantira que le bon choix est fait.

Le rôle du conducteur

Un élément souvent injustement oublié dans la maîtrise du TCO est le conducteur. Il ou elle peut facilement influencer le coût total de l’utilisation d’une voiture jusqu’à concurrence de 15%. Un “pied lourd” influence la consommation et donc le coût total de l’énergie. La technique de recharge de ceux qui conduisent un plug-in ou un VE est également cruciale (ne pas charger un plug-in est absolument à proscrire tandis que recharger à la maison ou au travail coûte beaucoup moins cher que de recharger aux bornes publiques). En outre, les dommages causés à la voiture peuvent également augmenter sérieusement les coûts tandis que le comportement du conducteur a également un impact significatif sur les coûts d’entretien et de pneus. Quiconque souhaite réduire son TCO se doit de bien de sensibiliser ses conducteurs et éventuellement offrir des incitants à ceux qui conduisent de manière économique et qui n’ont pas d’accident.

Le conducteur peut influencer le coût total d’utilisation à concurrence de 15%.

Il est minuit moins cinq

La voiture de société est souvent sous le feu des projecteurs. Un certain nombre de partis politiques veulent réformer fondamentalement le système actuel et certains veulent uniquement rendre déductibles les voitures sans émissions de CO2. Personne ne possède de boule de cristal, mais la prévoyance ne peut jamais faire de tort. Il est donc conseillé – en anticipant ce qui restera sans doute la tendance – d’opter pour les véhicules les moins polluants possibles lors des nouvelles commandes et du renouvellement des voitures. On parle donc de modèles électrifiés, c’est-à-dire de voitures hybrides (rechargeables ou non) ou électriques.

Gardez les diesels pour ceux qui conduisent beaucoup et couvrent de longues distances. Prévoyez des possibilités de recharge au bureau et chez les conducteurs et analysez bien au-delà du simple prix d’achat. Une voiture électrique ou hybride rechargeable est sans doute beaucoup plus chère à l’achat qu’un modèle classique, mais, quand on analyse le TCO, on se rend immédiatement compte que cette valeur d’achat plus élevée ne se traduit pas nécessairement par un TCO plus élevé.

La fiscalité joue un rôle très important et le coût de l’énergie ne doit pas non plus être sous-estimé. Un VE ou un plug-in (beaucoup) plus cher à l’achat peut être moins cher en termes de TCO qu’une voiture classique comparable. Cependant, vous ne pouvez le vérifier que si vous utilisez un calcul professionnel du TCO. Un calcul TCO professionnel évalue tous les types de carburant de la même manière et tient compte de tous les facteurs pertinents. Ce n’est pas une tâche facile, aussi les services et les conseils d’un consultant tel que Dragintra Fleet Services peuvent être très utiles.

Quiconque ne fait pas de calcul de TCO aujourd’hui et continue à se baser uniquement sur les prix d’achat ou de location risque de rater le train et d’être confronté à une forte augmentation du coût de sa flotte. Il est moins une pour ceux qui travaillent encore à l’ancienne : passez à une approche TCO, c’est la seule façon pour que votre gestion de flotte soit ‘future proof’.

Par Dragintra Fleet Services