C’est la concession Nordicar Volvo de Liège qui accueillait la première réunion annuelle de l’Association Francophone des Fleet Managers le 14 mars dernier. En sa qualité de Vice-Président de l’AFFM, Michel Arcq, Conseiller Commercial Fleet au sein de la concession a présenté en quelques mots sa vision : « Nordicar se veut d’abord un partenaire avant d’être un concessionnaire. Je peux en plus, apporter ma touche d’expertise grâce à mes années d’expérience en tant que Fleet Manager (chez Franki, NDLR). »

Pierre Schoysman, expert du bureau CED Mobility a ensuite pris la parole pour exposer la thématique du jour. En commençant par remettre les pendules à l’heure. « Une inspection de véhicule en fin de contrat ne peut être effectuée que par une personne reconnue comme telle par la loi. La loi du 15/05/2007 régit en effet cette profession, qui nécessite un agrément. On peut s’assurer qu’un expert est bien agréé en visitant le site www.iaeiea.be. »

Si la norme Renta sert de base à une inspection automobile en bonne et due forme – sans toutefois être obligatoire -, Pierre Schoysman a souligné le fait que les conducteurs ne connaissent pas forcément cette norme et qu’un inspecteur peut donc parfois faire ce que bon lui semble. A noter qu’il existe deux types d’inspection : l’une intermédiaire lorsqu’un véhicule change de propriétaire au sein d’une même entreprise par exemple, l’autre au moment de la remise du véhicule en fin de contrat. Sans oublier le cas particulier des poolcars : « Rares sont les conducteurs qui se dénoncent lorsqu’ils font un dégât sur une voiture de pool. On ne se rend bien souvent compte des dégâts que longtemps après qu’ils aient eu lieu et surtout il est souvent impossible de déterminer qui en est l’auteur. »

Trucs et astuces

Eviter les frais liés aux dégâts de fin de contrat n’est pas chose aisée, mais il est tout de même possible de tenter de les réduire en suivant quelques conseils. 

1/ Bien préparer les conducteurs à cet aspect dès la prise en main du véhicule

2/ Préparer la reprise en connaissant par exemple les caractéristiques du véhicule neuf livré : quelles options et accessoires étaient présents ou non. Ceux qui ont été livrés avec le véhicule doivent être présents à la reprise, tandis que ceux qui ont été ajoutés (coffre de toit, lettrage ou autres), doivent être retirés pour éviter des frais de remise en ordre. Il faut aussi s’assurer que les clés et les documents sont bien présents dans le véhicule au moment de la remise, que celui-ci est en parfait état de propreté à l’intérieur et à l’extérieur, etc.

Préparer pour économiser

Des petits dégâts sur le véhicule ? Evitez les frais de fin de contrat en les réparant préalablement à la remise. « Il existe ce qu’on appelle le detailing, autrement dit une technique qui consiste à réparer de petits dégâts à bas coûts pour éviter de gros frais au moment de la remise. Certaines griffes peuvent facilement être atténuées si seul le vernis est touché par exemple. A ne pas confondre avec du smart repair, le detailing est davantage une préparation qu’une réparation du véhicule », précise Pierre Schoysman.

Après cet exposé théorique, les fleet managers ont été invités à ausculter un véhicule en fin de contrat avec l’aide de l’expert qui leur a exposé sa façon de faire, mais aussi les techniques utilisées par les sociétés d’inspection pour voir des dégâts qui passeraient pour ainsi dire inaperçus aux communs des mortels. De quoi se rendre compte que l’œil humain peut parfois passer à côté de cerrtains détails.